hôtel Adis Abeba

Hôtellerie en Afrique, une mutation en cours

En Afrique de nouveaux hôtels voient le jour et permettent de diversifier les offres d’hébergement. Les clients Africains locaux ou de la diaspora sont plus nombreux. Malgré des tarifs hôteliers élevés, les acteurs de l’hôtellerie investissent et développent de nouveaux concepts en Afrique.

source principale : 7 milliards de voisins, RFI

 

Qui sont les clients des hôtels ?

Depuis 4 à 5 ans on observe un changement parmi les clients affaires des hôtels : les deux tiers sont des Africains. Avant il y avait essentiellement des Européens.

La diaspora représente une demande émergente de la clientèle tourisme. Ces personnes sont souvent à mi chemin entre l’hébergement familial et celui touristique. Il est alors courant qu’elles passent une partie de leur séjour en famille et l’autre à l’hôtel ou en location saisonnière. Encore un marqueur des mutations qui s’opèrent dans les sociétés africaines.

Habituée aux standards internationaux, les clients des hôtels en Afrique attendent une certaine qualité, une connexion internet fluide ainsi que des garanties en terme de sécurité et de confort. Par ailleurs cette « nouvelle » clientèle africaine arrive aussi avec ses propres exigences et demandes, notamment culinaires.

D’autres professionnels en bénéficient : les professionnels de l’hôtellerie collaborent avec des cuisiniers et pâtissiers africains pour proposer des mets locaux. C’est la fin de l’ultra-standardisation.

 

Pourquoi des tarifs si élevés ?

En comparaison aux prix des chambres d’hôtels pratiqués en Europe, en Amérique ou même en Asie, les tarifs affichés sur le continent africain sont considérablement plus élevés. Plusieurs facteurs doivent être considérés.

Il fait compter le coût du foncier soumis à la spéculation, sans oublier d’ajouter les matériaux de construction qui sont importés. Les pays du Maghreb ont adopté une politique particulière favorable aux constructions hôtelières.

Les frais d’infrastructures y sont aussi pour beaucoup. S’équiper d’un groupe électrogène reviendrait à 1 million de dollars, auquel peut s’ajouter l’installation d’une station d’épuration d’eau dans certaines villes.

Et pour ne rien arranger, les pays africains sont soumis aux coûts d’électricité les plus élevés de la planète. Il est par ailleurs rare qu’un taux de TVA particulier existe.

 

Quelles perspectives pour l’hôtellerie en Afrique ?

Néanmoins cela ne freine pas les professionnels du tourisme, notamment les groupes hôteliers qui investissent en masse en Afrique. D’ici à 2020 le groupe Accord prévoit la construction de 200 nouveaux hôtels, dont 50 en Angola !

On observe aussi une diversification de l’offre notamment avec des hôtels thématiques, tels que les hôtels boutiques.

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